Texte et images par Brianna MacEachern

Cet été, j’ai rejoint Nature NB en tant que technicienne chargée des espèces menacées. Au cours des derniers mois, j’ai mené des travaux de terrain sur des espèces d’oiseaux et de pollinisateurs menacées dans tout le Nouveau-Brunswick. J’ai beaucoup appris sur la conservation des espèces menacées grâce à mes formidables collègues et à ces expériences pratiques.

Au tout début de l’été, j’ai découvert le programme de surveillance des Martinets ramoneurs. Ces oiseaux sont de petits insectivores aériens qui nichent dans les cheminées des bâtiments. Je me suis vite rendu compte qu’avec ce programme, il ne fallait pas détourner le regard une seule seconde : ils s’engouffrent dans les cheminées en un clin d’œil ! Le protocole d’observation consiste à se rendre sur un site 30 minutes avant le coucher du soleil, puis à attendre que la magie opère. Une fois, un groupe de martinets n’a cessé de tourner autour d’une cheminée sans y entrer, presque comme s’ils se moquaient de moi ! Je pensais qu’ils allaient enfin entrer, mais ils me jouaient des tours et s’envolaient à toute vitesse. Finalement, un par un, ils ont plongé dans la cheminée pour se reposer après une longue journée passée à chasser les insectes.

Ensuite, j’ai appris comment faire le suivi des les hirondelles de rivage. Les hirondelles de rivage sont des insectivores aériens qui nichent le long des berges des plans d’eau et parfois dans des fosses. Les colonies d’hirondelles de rivage peuvent parfois être difficiles d’accès ; c’est pourquoi nous partons en kayak ! Mon souvenir préféré de ce recensement remonte à une chaude journée de juillet, où nous avons pagayé le long de la côte, à la recherche d’une colonie d’hirondelles. Il est parfois difficile de déterminer si un trou a été creusé par un rocher tombé ou s’il a été creusé par une hirondelle !

Le type de recensement suivant que j’ai découvert concernait le Goglu des prés. Ces oiseaux, menacés d’extinction, nichent dans les champs agricoles et leur cri ressemble beaucoup à celui de R2-D2 dans « Star Wars » ! J’ai passé une grande partie de mon été à rendre visite à des agriculteurs et à recenser les Goglus dans leurs champs. Ils aiment se percher au sommet des arbustes les plus hauts des terres agricoles, ce qui les rend faciles à repérer.

Les relevés consacrés à l’Engoulevent d’Amérique commencent à 20 h et se terminent vers 23 h. Je n’en ai effectué qu’un seul, mais c’est l’un de ceux que j’ai le plus appréciés ! Les Engoulevents d’Amérique sont des oiseaux nocturnes de la famille des engoulevents, qui se nourrissent d’insectes en vol. Ils sont connus pour émettre un cri caractéristique, le « PEENT ». Le protocole de l’étude consistait à parcourir une route en voiture, à effectuer un total de 11 arrêts et à rester à l’extérieur pour tendre l’oreille pendant 6 minutes à chaque arrêt. À mesure que le soleil descendait à l’horizon, les lucioles sont apparues, nous pouvions entendre des grenouilles-taureaux au loin… mais pas de « peent ». Nous avons entendu des pintades pousser des cris stridents… mais pas de « peent ». Il a entendu de la musique rap provenant mystérieusement des bois sombres… mais pas de « peent » ! Nous avons passé un moment agréable, même si nous n’avons entendu aucun « peent ».

J’ai eu l’occasion de découvrir le suivi des bourdons. J’ai été surprise d’apprendre qu’il existait autant d’espèces différentes de bourdons ! Nous sortions avec un filet pour capturer des bourdons, puis nous les transférions en toute sécurité dans une glacière où ils s’assoupissaient peu à peu. Une fois qu’ils ne bougeaient plus, nous pouvions les identifier, attendre qu’ils se réveillent, puis les regarder s’envoler.

Enfin, la majeure partie de mon travail cet été a porté sur les monarques. Il y a une parcelle d’asclépiades à Sackville où je me rendais souvent pour surveiller la présence d’œufs, de chenilles et de papillons monarques. Le protocole consistait à inspecter chaque tige d’asclépiade de la parcelle et à noter le nombre d’œufs et de chenilles trouvés à chaque fois. C’était tellement formidable de voir les chenilles grandir ! J’ai également participé à des relevés sur les haltes migratoires des monarques. Cela consistait à me rendre sur des sites où les monarques se rassemblent avant d’entreprendre leur voyage vers le Mexique. J’ai pu capturer et marquer des papillons monarques. Cela a été pour moi un moment où la boucle s’est bouclée, car lorsque j’étais à la maternelle, je disais à mes enseignantes que je voulais devenir chasseuse de papillons, et c’est désormais le cas !

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