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Journée agricole portes ouvertes 2023 – Un regard sur la restauration riveraine dans les fermes du N.-B.

Ben Whalen, directeur général du Comité de restauration du bassin versant de la Kennebecasis

En septembre, le Kennebecasis Watershed Restoration Committee (KWRC) et Nature NB ont organisé une Journée agricole portes ouvertes afin de mettre en valeur le travail important que les organismes de bassin versant et les agriculteurs locaux accomplissent pour protéger les espèces en péril dans les fermes. Cette journée a permis aux gens de constater l’importance du travail effectué par les associations locales de bassins versants pour aider les agriculteurs à accroître l’habitat des espèces en péril dans les paysages qu’ils gèrent.

Une grande partie de la gestion des écosystèmes dans les paysages agricoles, notamment des espèces en péril, consiste à inclure des zones tampons de végétation saine le long des cours d’eau, des rivières et d’autres plans d’eau. Ces zones tampons contribuent à protéger la qualité de l’eau en filtrant les polluants, en fournissant un habitat à la faune et à la flore et en ralentissant les inondations.

Ce billet de blog met en lumière trois sites qui ont été visités dans le cadre de la Journée agricole ouverte du KWRC et de Nature NB en septembre 2023.

Site 1 – Pleasant Ridge

Depuis 1991, le KWRC restaure l’habitat d’une ferme à Pleasant Ridge. 

En utilisant des méthodes de passage à gué stabilisé (stabilized fording), le KWRC a fourni au bétail un endroit sûr pour accéder aux sources d’eau, sans avoir d’impact sur les berges naturelles du cours d’eau. Depuis 1994, le KWRC a installé 85 sites de passage à gué stabilisé dans sa zone de bassin versant  (Site en anglais).

“C’est ce que nous espérons voir à long terme”, déclare Ben Whalen (KWRC).”Aussi, ces initiatives montrent une très bonne résilience, en ce qui concerne la stabilité des canaux… Et il y a beaucoup plus d’éléments d’habitat, à la fois du point de vue de l’écosystème terrestre et de l’écosystème aquatique.”

Ce site fait également partie du projet “Living Lab”, qui vise à présenter et à démontrer des projets qui sont bénéfiques pour les agriculteurs, la biodiversité et le changement climatique. Pour plus d’informations, voir : https://lvnbll.ca/

Site 2 – Ferme du bassin versant inférieur

Dans une ferme située près de la limite de marée de la Kennebecasis se trouve un autre projet de restauration, où deux kilomètres de clôture ont été installés le long du cours principal de la rivière. Cette clôture aide à protéger la zone tampon riveraine saine et montre l’importance de ce travail pour les petits et les grands cours d’eau.

Cette ferme abrite également un grand nombre de zones humides, ce qui laisse entrevoir la possibilité d’obtenir des crédits carbone à l’avenir. Le KWRC cherche également à évaluer la manière dont les zones riveraines contribuent à fournir des sols sains pour l’agriculture dans cette région.

“Nous avons une marge de recul assez importante dans cette ferme. Nous avons planté un certain nombre d’arbres et piqueté un certain nombre de saules l’année dernière, et nous y reviendrons, mais il faudra un certain temps pour que celui-ci se redresse, car il est sujet à un peu d’érosion dû à la glace…
Nous allons donc devoir passer du temps à l’améliorer et à travailler avec l’agriculteur pour faire avancer le projet.”

Pollinator and species-at-risk assessments

Ben Whalen notes that biodiversity assessments are done at the three sites, including on plants, mushrooms, and aerial insectivores. But to take it one step further, scientists at Agri-Food Canada are collecting pollen samples on bees in these sites, potentially allowing farmers to know how much their ecosystem stewardship is helping their crops thrive.

3 – Ferme du bassin versant supérieur

Là où la Kennebecasis est à peine reconnaissable comme une rivière importante, il y a. “…des bassins, de gros rochers, etc. qui sont tous exposés. Il s’agit donc d’un écosystème complètement différent, mais tout aussi important”, explique Ben Whalen.

Dans cette partie du bassin versant, le KWRC et ses partenaires de l’Alliance du bassin versant Petitcodiac testent la biodiversité benthique, c’est-à-dire les animaux qui vivent au fond des rivières. “À cette ferme, nous avons effectué des tests sur plus de deux kilomètres. L’agriculteur a 2,3 kilomètres de zone riveraine le long de sa propriété. Nous avons donc installé de nombreuses clôtures, plus de 250 piquets, pour protéger cette zone. Cela a demandé beaucoup de travail.”

“Les projets sont tout aussi importants, mais ils feront une petite différence lorsqu’il s’agira de déterminer ce qu’il y a pour les espèces de pollinisateurs ou pour les insectivores aériens, ce genre de choses, ou ce qu’il y a comme habitat aquatique efficace. “

L’importance des travaux de restauration pour les agriculteurs et l’environnement

Pour les agriculteurs, le travail effectué par le KWRC est important pour leurs moyens de subsistance. Nous entendons souvent dire que les agriculteurs veulent que les berges des cours d’eau soient stables.  “Ils veulent vraiment une rivière qui ne se déplace pas et qui n’emporte pas tout un tas de terre sur son passage à long terme”, explique Whalen. 

“Ce travail de restauration est tout aussi important pour les espèces dont la conservation est préoccupante, car les zones riveraines dégradées contribuent à l’élévation de la température des cours d’eau, à l’excès de nutriments dans les cours d’eau et à la sédimentation.  Nous avons maintenant plus de 60 sites de restauration des zones riveraines dans notre portefeuille, ce qui nous permet d’étayer notre action et de dire «voici ce que nous faisons­ »”

Ce que vous pouvez faire

Si vous vivez sur une ferme, invitez votre groupe local de protection des bassins versants ou Nature NB afin de voir comment nous pourrions travailler ensemble. 

Vous pouvez également rester à l’affût des possibilités de bénévolat. Par exemple, le KWRC fait souvent appel à des bénévoles pour la plantation d’arbres et les bioblitz.

Whalen ajoute que ” si vous avez un ensemble de compétences et que vous voulez en faire don, nous sommes toujours à la recherche d’aide “.

Entre-temps, Nature NB et le KWRC continueront de travailler ensemble à la restauration des zones riveraines du bassin hydrographique, dans l’espoir d’étendre ce travail à l’avenir.

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